Coacher au coeur de l’humain

coacher au coeur de l'humain

Témoignage – Coacher au cœur de l’humain : comment les valeurs, les croyances et les besoins transforment vraiment les objectifs

« Si je mettais un euro dans une tirelire chaque fois qu’un client me dit : ‘Je sais ce que je veux, je n’arrive juste pas à y aller’… Je serais riche. Mais surtout, cela confirmerait ce que je vis dans chaque accompagnement : la réussite des objectifs ne repose jamais uniquement sur la stratégie. Elle repose d’abord sur l’alignement intérieur. »

Pourquoi coacher au coeur de l’humain : Un objectif clair, mais une force invisible qui freine

Je me souviens d’un client — appelons-le Thomas — manager dans une entreprise tech en pleine expansion. Il venait me voir pour un objectif clair : gagner en assertivité et prendre davantage sa place dans les réunions de direction. Il avait déjà lu des livres, suivi des formations, même fait un peu de théâtre. Mais sur le terrain, rien ne changeait vraiment.

Au fil des premières séances, une phrase a émergé : « Je ne veux pas paraître prétentieux. » C’est là que tout s’est ouvert. Ce n’était pas un simple manque de compétence, c’était un conflit entre son objectif et ses croyances profondes.

Les croyances : ces lunettes invisibles qui façonnent le réel

Thomas portait en lui une croyance héritée : « S’imposer, c’est écraser les autres. » Tant qu’il voyait les prises de parole comme une forme de domination, toute tentative d’affirmation se heurtait à une résistance intérieure. Il voulait avancer, mais inconsciemment, il freinait.

Neurosciences : le cerveau humain est câblé pour préserver la cohérence interne. La dissonance cognitive, mise en lumière par les travaux de Leon Festinger, nous pousse à éviter des actions qui contredisent nos croyances profondes. Tant que Thomas n’avait pas modifié sa croyance, son système limbique (notamment l’amygdale, impliquée dans la détection des menaces) percevait l’affirmation de soi comme un « danger social ».

En coaching, nous avons travaillé à faire évoluer cette croyance. À l’examiner, la remettre en question, et surtout à lui proposer une alternative plus juste : « M’exprimer clairement, c’est aussi offrir quelque chose aux autres. »

Les valeurs : la boussole qui oriente chaque choix

Mais ce n’était pas suffisant. Il fallait aller plus loin, au niveau de ses valeurs. En creusant, nous avons découvert que l’une de ses valeurs fondamentales était le respect. Et que, paradoxalement, il s’auto-sabotait au nom de cette valeur. Il croyait que s’affirmer, c’était manquer de respect aux autres. Là encore, le travail a consisté à redéfinir ce que signifiait pour lui « respecter ». Petit à petit, il a compris que se taire, parfois, c’est aussi manquer de respect à soi-même.

Neurosciences : les études en neuro-imagerie montrent que lorsque nos actions sont en cohérence avec nos valeurs personnelles, les circuits de la motivation intrinsèque (cortex préfrontal médian, striatum) s’activent plus fortement. Cela améliore non seulement l’engagement mais aussi la persévérance. L’alignement entre valeurs et comportements agit littéralement comme un « carburant mental ».

Une fois ce réalignement fait, son comportement a commencé à changer. Plus fluide, plus naturel. Sans forcer.

Les besoins : le carburant silencieux

Enfin, nous avons exploré ses besoins. Besoin de reconnaissance, de sécurité, d’appartenance. Ces besoins, quand ils ne sont pas identifiés, nous mènent parfois à des stratégies inefficaces, voire destructrices. Thomas, en évitant de prendre la parole, répondait à son besoin de sécurité… au prix de sa légitimité.

Nous avons travaillé à nourrir ce besoin autrement, de façon plus constructive. Le simple fait d’en prendre conscience a réduit son anxiété de manière considérable.

Neurosciences : le besoin de sécurité psychologique active ou désactive l’accès aux fonctions exécutives du cerveau (prise de décision, créativité, mémoire de travail). Si un besoin fondamental est menacé, l’activation du système de stress (axe HPA) détourne les ressources cognitives vers la « survie » au lieu de la performance. Identifier et sécuriser les besoins permet donc au cerveau de réaccéder à ses pleines capacités.

Pourquoi « coacher au coeur de l’humain » est encore plus crucial aujourd’hui ?

Dans un monde incertain, ultra-connecté, où les repères extérieurs se brouillent, le coaching en profondeur — celui qui travaille avec les valeurs, les croyances et les besoins — devient indispensable.

Les objectifs « SMART » ne suffisent plus. Ce qui fait la différence aujourd’hui, c’est la capacité à aligner les actions avec qui l’on est profondément. Les techniques changent. Mais le socle humain, lui, reste le même.

Et la science le confirme en mettant en avant la neuroplasticité : la transformation durable ne vient pas de l’extérieur, mais d’une réorganisation intérieure du sens et de la perception, à travers un dialogue conscient et récurrent entre les régions émotionnelles, cognitives et motrices du cerveau.  

Coacher, c’est permettre à son client d’être pleinement lui-même pour qu’il puisse avancer vers son objectif en toute autonomie et librement. Et c’est, selon moi, le plus beau métier du monde.

Pour développer vos connaissances deans le domaine de l’humain profond, besoins, croyances, messages contraignants , valeurs, découvrez notre pack « je coach les besoins, croyances et valeurs » 

(cc) Outilsducoach 2026, articles libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine.

Laisser un commentaire

Ce site Web utilise des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site Web. Pour en savoir plus merci de consulter les CGU.