Avec la crise, le nombre de micro-entreprises continue d’augmenter

micro-entreprises

Des pans entiers de l’économie se sont arrêtés avec la Covid 19, amenant les salariés à se repositionner sur le marché du travail et pour certains à vouloir créer leur entreprise. Le nombre de micro-entreprises créées en 2020 en France a battu son précédent record de 2019, selon l’Insee (chiffres de février 2021), amenant l’ensemble des créations d’entreprises à un niveau jamais atteint, sur fond de développement de nouvelles activités liées à l’épidémie de Covid-19, comme la livraison à domicile. 

Le nombre de nouveaux auto-entrepreneurs a augmenté l’an dernier de 9 % (soit 45 900 de plus), alors que les créations d’entreprises individuelles classiques ont reculé de 13 % à 82 200 et que celles de sociétés sont restées stables, à 218 100. Parmi ces dernières, le statut qui a le vent en poupe est celui de la Société par actions simplifiées (SAS) avec désormais 67 % des créations, contre 31 % pour les Sociétés à responsabilité limitée (SARL). 

Avec la création du statut pour les micro-entreprises, les mentalités françaises changent

Alors qu’auparavant, l’entrepreunariat avait une image peu attractive pour les politiques : à gauche c’est une activité suspecte, trop proche du patron et du capital ; à droite, on considère que les conditions pour entreprendre sont imparfaites (trop de fiscalités et de bureaucratie) parfois jusqu’à la caricature et, depuis la création d’un statut pour les micro-entreprises, les mentalités ont commencé à changer.

Avoir ou pas l’esprit d’entreprise ?

L’esprit d’entreprise est la capacité d’un individu à se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Cette aptitude particulière est considérée comme un facteur de production, qui permet à une personne de coordonner les facteurs de production (terre, capital et travail), de prendre des décisions stratégiques et commerciales, d’innover et d’assumer les risques.

La France offre un des meilleurs environnements pour entreprendre*

Ces dernières années, différentes initiatives visent à encourager l’esprit d’entreprise, tant chez les jeunes que chez les plus âgés, que ce soit dans l’entreprise, à l’extérieur (essaimage) ou pour créer sa propre entreprise.

Par contre, il faut faire la distinction entre l’entrepreneur d’opportunité, qui va viser la croissance, à l’entrepreneur de nécessité qui lance son activité seulement en substitution à l’emploi. Par exemple, une personne qui devient chauffeur de taxi parce qu’elle n’a pas trouvé d’autre emploi ou parce que les licenciements se multiplient dans son activité. Dans ce cas, l’entrepreneuriat ne sera pas des plus faciles.

Pour l’entrepreneur d’opportunité par contre, l’écosystème français a de nombreux avantages :

  • Des secteurs avec suffisamment de compétences pour permettre la croissance, tels que le luxe, la high-tech, l’agroalimentaire, le service à la personne ou les services à domicile, l’économie verte et l’énergie.
  • Des personnes bien formées.
  • Un état qui offre de nombreuses aides (congé pour création entreprise, support des allocations chômage pendant 2 ans, statut des micro- entreprises, prêt à taux zéro, prêt à l’exportation, incubateurs, investisseurs, crowfounding, réseaux d’entrepreneurs et/ou de femmes etc.).
Globalement, il n’y a pas d’inconvénient qui empêche d’avancer en France, et de nombreux facteurs permettent la croissance, c’est la raison pour laquelle notre écosystème est à recommander sans hésiter aux entrepreneurs et aux entrepreneures :
les Françaises bénéficient de l’un des plus forts taux d’emploi au monde. Les raisons historiques sont connues : cet emploi a été favorisé par un système social très solide permettant de combiner vie professionnelle et vie familiale (même malheureusement si cette dernière étant toujours asymétriquement prise en charge par les femmes) : crèche, école toute la journée etc.  

Une femme entrepreneure en France va pouvoir bénéficier des aides (citées ci-dessus) qui apportent de la sécurité comparée aux autres pays européens.

Pour accompagner les entrepreneur(e)s d’opportunité, découvrez dans la boutique, le jeu de cartes : “Coacher un créateur d’entreprise”.

*Selon Fabrice Cavarretta, professeur à l’Essec, dans son ouvrage “Oui, la France est un paradis pour les entrepreneurs”

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